Suite au questionnaire que nous avons envoyé le 21 septembre dernier à l'ensemble des candidats à la primaire de la droite et du centre concernant leur vision des problématiques des Français de l'étranger, voici les réponses reçues à ce jour concernant l'Image de la France.

Les Questions de l'UFE

Les Français de l’étranger ressentent particulièrement le fait d’être les ressortissants d’un grand pays. Ils ont besoin, de manière viscérale et raisonnée à la fois, d’être fiers de leur pays et de porter son image partout où ils se trouvent. Il y va du sentiment qu’ils ont d’eux-mêmes. Or l’image de la France a été endommagée ces dernières années. Qu’il s’agisse de sa prospérité économique, de son rang dans le monde et de son statut, la France apparaît dans une situation que la succession d’attentats meurtriers et spectaculaires a encore aggravée. Les Français de l’étranger en souffrent. La sympathie qu’ils rencontrent dans la plupart des pays où ils résident n’est qu’une consolation insuffisante et confirme les difficultés de la France.

La question qui vous est posée est primordiale. Elle est de savoir ce que vous proposez pour redresser notre pays. Dans le passé, il est arrivé à la France de se redresser de manière spectaculaire. Quels sont les efforts que vous proposez à cette fin ? Comment pensez-vous convaincre nos compatriotes de l’étranger de votre capacité et de votre volonté d’y parvenir ?

Jean-François Copé

Depuis 10 ans, la France n’a cessé de reculer car l’inaptitude au commandement a prévalu. Je veux proposer une rupture complète en 2017 tant sur les réformes à mener que sur la méthode de gouvernement. 
 
Elu de terrain, ancré dans la réalité, façonné par mon territoire, ma priorité est de réarmer la France à tous les niveaux : économique, social et sécuritaire. Je veux redonner à notre pays la maîtrise de son destin, la souveraineté de ses choix, pour lui permettre de faire face aux nouveaux déséquilibres du monde et pour donner à chaque Française et chaque Français les moyens de dessiner son propre chemin de réussite et d’épanouissement et de s’inscrire dans cette dynamique. 
 
Je souhaite que la France renoue avec les fondamentaux de sa politique étrangère, en redevenant le pays qui parle à tous. Cela fait des années que je suis ces questions et ma vision de la souveraineté française est claire. La France n’est audible que lorsqu’elle a une voix indépendante et réaliste. La France n’est crédible qu’avec une force militaire moderne. Le soft power est important mais il ne suffit pas. La France doit concilier ses valeurs (démocratie, droits de l’homme, attention aux plus fragiles) et ses intérêts (sécurité des Français sur son territoire et à l’étranger, développement économique, stabilité). 
 
Pour arrêter de reculer et entrer de plain-pied dans le XXIe siècle, je propose de prendre quinze décisions destinées à rétablir l’esprit de commandement, à libérer l’économie et l’emploi et à renouer avec le progrès. Mais tout cela ne sera possible que si l’on se dote d’une méthode de gouvernement. Cette méthode, c’est un agenda, un calendrier et un outil de mise en œuvre institutionnel qui, seul, garantira son succès : le « gouvernement par ordonnances ».
 
Avec une politique claire et efficace, je suis persuadé que le Sursaut français est possible avec des citoyens qui regorgent de talents et d’énergie et dont les Français de l’étranger sont les premiers exemples. 
 
Dernière question : dans l’hypothèse où vous seriez élu Président de la République, comment concevez-vous la composition et la structure du nouveau Gouvernement qu’il vous appartiendra de nommer, à commencer par le Premier Ministre ? Votre choix sera-t-il d’abord déterminé par les circonstances de votre élection, et par conséquent du rassemblement qui aura été réalisé par les Français sous votre impulsion, ou bien vous déterminerez vous en fonction de vos convictions pour le bien de notre pays ? Autrement dit, serez vous d’abord déterminé par des circonstances électorales ou par l’intérêt supérieur du pays ?
 
Je suis candidat à la primaire de la droite et du centre pour faire une rupture complète en  2017. Cette rupture promise en 2007 par la droite et jamais mise en œuvre, permettant à la gauche de l’emporter en 2012, pour le malheur de la France.
Je veux débloquer notre pays qui étouffe sous les taxes, les normes et la « bien pensance » !
C’est tout l’enjeu de cette campagne de la primaire ouverte à toutes et à tous : reconquérir votre confiance en proposant une vision, un programme et une méthode dédiée à remettre la France en ordre de marche et à vous rendre votre liberté.
Ma vision : réarmer la France. Redonner à notre pays la maîtrise de son destin, la souveraineté de ses choix, la crédibilité internationale et donner à chaque Française et chaque Français les moyens de dessiner son propre chemin de réussite et d’épanouissement.
 
Mon programme : 15 décisions destinées à rétablir l’esprit de commandement, à libérer l’emploi, à renforcer notre sécurité et notre fierté d’être Français !
 
Ma méthode : le gouvernement par ordonnances. C’est la méthode à laquelle le général de Gaulle recourt lorsqu’il arrive au pouvoir en juin 1958. Le gouvernement par ordonnances est la garantie que le contrat de gouvernement avec les Français sera rapidement et intégralement rempli.
 
Dans les six premiers mois du quinquennat, nous aurons pris des décisions essentielles que vous attendez depuis si longtemps.
 
Nous ne pouvons plus attendre sur des sujets qui vous touchent au quotidien, qu’il s’agisse de renforcer votre sécurité, de lutter contre le communautarisme islamiste, de baisser vos impôts, de libérer le travail, d’assurer un système de retraite équitable.
 
Je veux que la France soit de nouveau respectée à l'international avec une diplomatie réaliste, une défense intraitable de ses intérêts, une lutte sans merci contre le terrorisme, une économie compétitive, un vrai sens de l'ouverture au monde.
 
Je suis candidat pour agir au service de l’intérêt général avec l’obsession du résultat et de l’efficacité. Gouverner, c’est agir !
 

François Fillon

Votre expérience en tant que Français résidant à l’étranger vous donne du recul sur la situation de notre pays et vous ressentez, peut-être avec plus d’acuité, les difficultés que nous rencontrons. Comme vous, je constate que la France traverse indéniablement une période de troubles forts qui affectent son rang, son prestige et sa puissance. 
 
Pourtant, je ne suis pas de ceux qui croient au déclin. Notre pays a toutes les ressources pour être une grande puissance et tenir un rôle majeur sur la scène internationale. Vous qui êtes aux avant-postes de la globalisation le savez mieux que personne. Mais ce redressement ne se fera pas sans une volonté politique claire et affirmée. C’est pourquoi, je veux impulser un nouvel élan pour faire de notre nation la première puissance en Europe. Je propose des réformes vigoureuses qui seront mises en place avec une méthode précise et efficace.
 
La France ne pourra pas retrouver son rang sans un choc économique majeur. La première de mes priorités est l’emploi. Je veux redonner au plus grand nombre la possibilité d’occuper un emploi en restaurant la compétitivité des entreprises. Je veux alléger les charges fiscales qui pèsent sur les entreprises de 40 milliards d’euros pour leur redonner des marges de manœuvre, notamment pour embaucher. Je veux simplifier notre droit du travail en réduisant le Code du travail à ses dispositions fondamentales (200 pages contre 3 800 pages actuellement) et renvoyer le reste à la négociation au niveau des accords de branche ou d’entreprise. J’entends aussi faire sauter le verrou des 35 heures pour libérer le travail dans les entreprises et dans le secteur public. Enfin, si nous voulons accompagner les nouvelles entreprises fortement créatrices d’emplois, il faut élargir leurs possibilités de financement. C’est pourquoi, je veux redonner confiance aux investisseurs en supprimant l’ISF et en instaurant une taxe forfaitaire modérée sur tous les revenus du capital. Avec ces mesures, mon objectif est de ramener le chômage à 7% en 2022. 
 
Il est aussi nécessaire de restaurer l’autorité de l’Etat en lançant une action résolue contre le terrorisme et pour la sécurité quotidienne des Français. A la suite de l’attentat de Nice, j’ai écrit un livre dans lequel je détaille les mesures qui nous permettrons de vaincre le totalitarisme islamique. Je propose ainsi d’expulser les étrangers appartenant aux mouvances salafistes/intégristes et d’interdire de retour sur le territoire national les Français partis combattre à l’étranger dans les rangs terroristes. Je veux, par ailleurs, restaurer la sécurité des Français en instaurant le principe de l’impunité zéro, en assurant une sanction rapide et en créant 16 000 places en prison. Enfin, j’estime que l’Etat doit conserver le contrôle de l’autorité en recouvrant la maîtrise des flux migratoires. Je veux donc instaurer des quotas fixant le nombre de personnes que nous pouvons accueillir.
 
Toutes les réformes que je propose seront mises en place avec une méthode rigoureuse et rien ne sera laissé au hasard. Mon gouvernement sera resserré autour de 15 ministres, choisis pour leurs compétences, leur autorité morale et pour partie issus de la société civile. Le Parlement siègera dès l’été 2017 pour discuter et voter les textes de loi des réformes qui auront été préparés avant l’élection présidentielle. Pour prolonger le souffle de l’élection présidentielle, je lancerai un référendum sur l’égalité des régimes sociaux dans les mois qui suivent. L’expérience que j’ai acquise lors de mes différentes fonctions politiques sera décisive pour mettre en œuvre mon programme.

 

Alain Juppé

 
Aujourd’hui, la France est déconsidérée. Pour restaurer son image ternie, et dégradée, il faut retrouver les voies de la croissance et de la compétitivité. Il n’y a pas de de grande politique étrangère sans de « bonnes finances ». La France a perdu son rôle moteur en Europe : chaque jour en apporte la preuve. L’Allemagne,  prend dorénavant des initiatives, seule, faute de partenaire crédible. Absente en Europe, la France l’est aussi au Proche et au Moyen Orients. Elle peine à recréer une relation intense et renouvelée avec l’Afrique.
 
En 2002-2003, la France s’était courageusement élevée contre la guerre en Irak. Jacques Chirac avait pris le leadership pour s’opposer à une guerre contraire à la légalité internationale. Aujourd’hui, déboussolée dans le conflit syrien, la France ne compte pas  et peine à élaborer une stratégie alternative quand les Américains ou les Russes adaptent la leur. Le contraste est saisissant !
 
Notre pays doit retrouver une action internationale  audacieuse, conforme à ses intérêts, à son histoire et à sa civilisation, fière de ses racines et de ses traditions, fidèle à son idéal de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.
 
« C’est parce que nous ne sommes plus une grande puissance qu’il nous faut une grande politique. Car si nous n’avons pas de grande politique, comme nous ne sommes plus une grande puissance, nous ne serons plus rien » disait le Général de Gaulle. 
 
Renouer avec une politique étrangère ambitieuse qui nous fasse sortir du défaitisme, du déclin, de la dépendance et de la repentance est un impératif absolu en 2017.
Sensibles par nature à une certaine idée de la France, les Français de l’étranger seront à nouveau fiers d’appartenir à une nation qui compte dans la conduite des affaires du monde.
 
Dernière question : dans l’hypothèse où vous seriez élu Président de la République, comment concevez-vous la composition et la structure du nouveau Gouvernement qu’il vous appartiendra de nommer, à commencer par le Premier Ministre ? Votre choix sera-t-il d’abord déterminé par les circonstances de votre élection, et par conséquent du rassemblement qui aura été réalisé par les Français sous votre impulsion, ou bien vous déterminerez vous en fonction de vos convictions pour le bien de notre pays ? Autrement dit, serez vous d’abord déterminé par des circonstances électorales ou par l’intérêt supérieur du pays ?
 
Mon engagement politique gaulliste apporte à lui seul la réponse à votre question concernant mon attachement à l’intérêt supérieur de la Nation. Quand on se fait une certaine idée de la France on a  pour objectif la restauration d’un Etat fort.  Le président de la République est l’homme en charge de l’essentiel grâce à l’autorité que lui confère le suffrage universel. Je donnerai clairement avant l’élection la « feuille de route ». Si le peuple français me fait confiance, je recevrai un mandat pour mettre en œuvre ce programme.  Je m’entourerai donc d’une équipe qui aura pour mission d’appliquer ce programme. J'ai déjà indiqué que je souhaite une équipe de dix à douze ministres, nommés comme le Premier Ministre pour cinq ans, afin de mettre un terme à l'instabilité que nous connaissons depuis plusieurs années. Une équipe stable dans laquelle les rôles seront bien établis puisque la feuille de route délivrée sera claire  Je veux  des ministres exclusivement  investis dans leur tâche, pour mettre en oeuvre le mandat reçu des Français.
 
J'ai aussi indiqué que je  ne ferai qu’un seul mandat. Cette situation  me confèrera la liberté de jugement et d'action que n’a pas un  président de la République préoccupé  par sa réélection .Je suis candidat pour recevoir un mandat clair des Français et pour agir à leur service pendant cinq ans.
 
 

Nathalie Kociusko-Morizet

La France a toujours été une terre d'immigration. Les immigrés y venaient pour des raisons souvent économiques, parfois politiques, aussi parce que la France repré-sentait tout ce que leur pays de départ ne pouvait leur offrir : la liberté, la culture, la sécurité, l’espoir d’une vie meilleure. Mais aujourd'hui la France ne représente plus cet idéal pour beaucoup de compatriotes, qui tentent l'expérience à l'étranger parce qu'ils ne voient plus leur avenir en France. Le nombre d’émigrés augmente chaque année. Et la France est vue, aussi bien par les Français que par les étrangers, comme un pays malade et meurtri. Je veux que les Français, en France comme à l’étranger, soient fiers de leur pays.
La France a su se redresser de manière spectaculaire lorsqu’elle a innové, lors-qu’elle était pionnière de développements économiques, sociaux et politiques. Il ne faut pas regarder en arrière, mais prendre le train en marche, réformer notre modèle social, notre économie, nos institutions politiques, pour les adapter à ce monde qui évolue si vite. Il faut préparer le pays aux enjeux de demain qui sont source de développement économique et humain : l’écologie, le numérique, la dépendance…
 
Dernière question : dans l’hypothèse où vous seriez élu Président de la République, comment concevez-vous la composition et la structure du nouveau Gouvernement qu’il vous appartiendra de nommer, à commencer par le Premier Ministre ? Votre choix sera-t-il d’abord déterminé par les circonstances de votre élection, et par conséquent du rassemblement qui aura été réalisé par les Français sous votre impulsion, ou bien vous déterminerez vous en fonction de vos convictions pour le bien de notre pays ? Autrement dit, serez vous d’abord déterminé par des circonstances électorales ou par l’intérêt supérieur du pays ?
 
Il est évident que je serai déterminée par l’intérêt supérieur du pays, c’est pour cet intérêt que je me présente à la primaire. Notre régime s’est présidentialisé avec le temps, et en accord avec cette réalité il faudrait supprimer la fonction de Premier ministre. Le président de la République deviendrait ainsi le chef du gouvernement, avec une équipe resserrée de dix grands ministres, appuyés par des ministres de projet nommés pour une durée limitée à leur mission (réforme de la dépendance, réflexion sur le revenu universel, réforme des institutions par exemple). Cette équipe gouvernementale devra œuvrer pour remettre au plus vite la France sur les rails du XXIème siècle.
 

Bruno Le Maire 

Je propose de refonder notre modèle économique et social, devenu aussi inefficace qu'injuste. Pour réinventer la France, il faut aller vite et poser des fondements solides. Il faudra donc prendre trois séries d'ordonnances dès l'été 2017. La première série concernera le travail pour que chacun retrouve un travail, la seconde portera sur la solidarité, pour mettre fin au social et défendre la solidarité et la troisième portera sur l’autorité de l’Etat et son nécessaire recentrage sur ses missions régaliennes pour arrêter de s’occuper de tout et n’importe quoi.
 
On ne peut pas demander aux Français de changer si leur classe politique refuse tout changement. Voilà pourquoi la première décision que je prendrai en 2017 sera de leur proposer un référendum, qui aura lieu au moment du second tour des élections législatives, sur le renouvellement de la classe politique et l'amélioration de la vie politique française. Les Français seront consultés sur le non-cumul dans le temps avec la limitation à trois mandats successifs pour les députés ou les sénateurs, sur l'obligation de démission de la fonction publique pour tous les hauts fonctionnaires qui font de la politique et qui sont élus à un mandat national et sur la réduction du nombre de députés de 577 à 400 et du nombre de sénateurs de 348 à 210.
 
Les Français de l’étranger sont, pour moi, parmi ceux qui incarnent le mieux l’esprit de conquête que je veux que la France retrouve. Il faut du courage pour vivre loin de ses racines, parfois loin de sa famille. Il faut du courage pour entreprendre dans des pays où l’on ne maîtrise pas forcément tous les codes.
 
Tous les Français de l’étranger ont en commun un lien charnel avec notre pays, une langue, un héritage culturel partagé. Les Français de l’étranger sont nos meilleurs ambassadeurs. Être Français de l’étranger, c’est porter partout le savoir-faire, la compétence, la culture française, tisser des relations avec des institutions, des communautés d’affaire et culturelles du monde entier. Ils ressentent, viscéralement, la fierté d’être Français. Et à l’inverse, vous ressentez plus durement encore qu’en France les manques et les absences de la France, en particulier dans sa politique internationale. Je veux rendre la France juste et les Français fiers.
 
Dernière question : dans l’hypothèse où vous seriez élu Président de la République, comment concevez-vous la composition et la structure du nouveau Gouvernement qu’il vous appartiendra de nommer, à commencer par le Premier Ministre ? Votre choix sera-t-il d’abord déterminé par les circonstances de votre élection, et par conséquent du rassemblement qui aura été réalisé par les Français sous votre impulsion, ou bien vous déterminerez vous en fonction de vos convictions pour le bien de notre pays ? Autrement dit, serez vous d’abord déterminé par des circonstances électorales ou par l’intérêt supérieur du pays ?
 
Élu Président de la République, je choisirai la personne la plus à même de porter ma volonté de renouveau politique. Il faudra du courage et de la détermination pour porter la révolution démocratique que j'incarne.
 
Mon élection sera, pour les Français, l'occasion de tourner la page de 40 ans de vie politique et ce signal fort doit être accompagné d'un gouvernement qui incarne cette refondation politique avec pour seule boussole la défense de notre intérêt national.
 

Nicolas Sarkozy

L’image de la France à l’étranger a été abimée par l’inaction et les faiblesses de François Hollande. Que ce soit sur la scène internationale, sur le plan économique ou sécuritaire, les cinq années qui viennent de s’écouler ont réduit notre influence. Notre pays a des atouts exceptionnels, mais il est corseté, étouffé, nivelé par cinq années de socialisme. Le changement de politique que j’appelle de mes vœux a pour but de redresser la France et de lui redonner l’image qu’elle mérite. 
 
Les cinq années qui viennent seront celles de tous les dangers mais aussi de toutes les espérances. J’ai défini cinq grands défis que nous devons affronter et qui constitueront les axes de mon action en tant que Président de la République. 
 
Le premier défi est celui de la vérité. Nous devons assumer de dire tout avant l’élection pour être certain de tout faire après. C’est à cette condition que nos compatriotes accepteront les réformes nécessaires pour remettre notre pays en marche. Tout dire pour être autorisé à scrupuleusement réaliser tout ce à quoi nous nous serons engagés. C’est la seule façon de contourner efficacement les immobilismes et les conformismes français.
 
Le second, celui de l’identité. L’identité de la France doit être notre premier combat pour défendre notre mode de vie, sans jamais avoir la tentation de nous couper du reste du monde. On ne peut pas vivre sans identité. Nos compatriotes qui vivent à l’étranger le savent mieux que quiconque. La bataille de l’identité est une bataille culturelle. C’est une bataille pour préserver l’essence de la France. L’âme française qui est un mode de vie, une langue, une culture, un terroir doit être défendue et préservée.
 
Le troisième défi est celui de la compétitivité. Le combat de la compétitivité française est bien celui de la renaissance française ou sa disparition. Il nous faudra restaurer les marges de manœuvre indispensables pour affronter la compétition mondiale afin que la France redevienne une puissance économique. La mondialisation n’est pas un choix, une alternative, une possibilité. Elle est incontournable et c’est notre opportunité. Nous devons construire toute notre politique économique autour des entreprises. 
 
Le défi de l’autorité. La République ne doit plus reculer, pour adapter notre Etat de droit à la menace terroriste et tourner le dos au désarmement pénal de notre justice.
 
Le défi de la liberté enfin. Au cours des quatre dernières années, le gouvernement s’est acharné à entraver et à compliquer tout esprit d’initiative. Jamais notre pays n’a autant connu d’usines à gaz, et de bureaucratie. Le CICE a été un exemple frappant de cette volonté délibérée de réduire tout esprit de liberté. Au lieu de choisir la simplicité en réduisant les charges des entreprises, le gouvernement a préféré le crédit d’impôt, synonyme de complexité et de paperasserie. Le prochain quinquennat devra être celui de la liberté et du retour de l’esprit d’initiative. 
 
Dernière question : dans l’hypothèse où vous seriez élu Président de la République, comment concevez-vous la composition et la structure du nouveau Gouvernement qu’il vous appartiendra de nommer, à commencer par le Premier Ministre ? Votre choix sera-t-il d’abord déterminé par les circonstances de votre élection, et par conséquent du rassemblement qui aura été réalisé par les Français sous votre impulsion, ou bien vous déterminerez vous en fonction de vos convictions pour le bien de notre pays ? Autrement dit, serez vous d’abord déterminé par des circonstances électorales ou par l’intérêt supérieur du pays ?
 
Tout au long de mon engagement au service de la France, j’ai placé les intérêts du pays au-dessus des petits arrangements politiques. J’ai refusé les accommodements qui se font au détriment de l’intérêt général.
 
J’en ai fait le fil rouge de toute ma campagne : tout pour la France. Au cours des mois qui viennent, il ne peut être question d‘autre chose. Pour les cinq ans à venir, il ne peut y avoir d’autre priorité que la France. C’est pour cette raison que j’ai décidé de tout dire avant, pour pouvoir tout faire après. 
 
Le gouvernement issu de la majorité qui sortira des urnes sera la traduction de cette volonté qui est la mienne de composer une équipe capable de réaliser le redressement de notre pays, capable de lui rendre son influence dans le monde, d’en refaire un exemple pour nos partenaires européens et internationaux. Ce gouvernement aura la lourde responsabilité de mener des réformes ambitieuses et absolument nécessaires. C’est la capacité à conduire ces transformations qui déterminera la composition de cette équipe. 
 
 
 
 
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