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Sortie du guide Vivre et travailler au Brésil
Edition 2009
Toutes les informations pour s'expatrier, partir, vivre ou travailler au Brésil
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Guide complet de 330 pages
Parution : 14 Septembre 2009
UN OUTIL INDISPENSABLE POUR PREPARER SON DEPART AU BRESIL
Le guide pays Vivre et travailler au BRESIL de l'UFE s'adresse à tous ceux qui s'expatrient au Brésil, pour y travailler, y vivre, ou faire un stage.
Après avoir précisé le cadre du pays d'accueil, il vous apporte les informations essentielles pour définir au mieux votre statut, notamment sous l'angle de la protection sociale et de la fiscalité.
Vivre et Travailler au Brésil propose les informations indispensables pour préparer votre départ et pendant votre séjour. Cet ouvrage répond de façon concrète à toutes vos interrogations.
Pour commander ce guide :
SOMMAIRE
A PROPOS DU BRÉSIL
A. PREMIERE APPROCHE DU PAYS
B. 198 MILLIONS DE BRESILIENS
C. QUELQUES REPERES HISTORIQUES
D. GEOGRAPHIE
E. ÉCONOMIE
F. ORGANISATION POLITIQUE
G. A SAVOIR
H. CLIN D’OEIL CULINAIRE
I. 2009, ANNEE DE LA FRANCE AU BRESIL
PRÉPARER SON SÉJOUR AU BRÉSIL
1ERE ETAPE : S'INFORMER AVANT LE DEPART
I. EMPLOI
A. ENVIRONNEMENT DU TRAVAIL
B. CHOIX DU CONTRAT DE TRAVAIL (GENERALITES)
C. STAGES ET VIE
D. INTERIM
E. FORMATION INTERCULTURELLE
II. PROTECTION SOCIALE
A. DETACHEMENT (DONNEES GENERALES)
B. NON-DETACHEMENT : EXPATRIATION ET CONTRAT LOCAL
C. ASSURANCE MALADIE (REGIME DE BASE : CAISSE DES FRANÇAIS DE L’ETRANGER)
D. LES COMPLEMENTAIRES SANTE
III. FISCALITE
A. LES FORMALITES DE DEPART
B. LA DETERMINATION DE LA RESIDENCE FISCALE
C. LES OBLIGATIONS FISCALES (OBLIGATIONS DECLARATIVES DE PAIEMENT)
D. GENERALITES SUR LES DECLARATIONS DE REVENUS ET PAIEMENT D’IMPOT AU BRESIL
E. L’IMPOT SUR LA FORTUNE – ISF
F. LES AUTRES TAXES DUES AU BRESIL
G. FIN DE LA PERIODE D’EXPATRIATION
H. A RETENIR
I. CONVENTION BILATERALE
2EME ETAPE : LES DEMARCHES A ACCOMPLIR
AVANT LE DEPART
I. FORMALITES D'IMMIGRATION
A. VISAS, PERMIS DE SEJOUR, PERMIS DE TRAVAIL
B. REPRESENTATION DU BRESIL EN FRANCE
II. SANTE
1. État sanitaire du pays
2. Vaccinations et précautions à prendre
III. LOGEMENT
A. RECHERCHE D'UN LOGEMENT
B. DEMENAGEMENT
IV. SCOLARITE
A. SYSTEME SCOLAIRE LOCAL
B. ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS ET ETRANGERS
C. COURS PAR CORRESPONDANCE : CNED
D. INTERNATS
E. BOURSES SCOLAIRES
SÉJOURNER AU BRÉSIL
I. IMMATRICULATION CONSULAIRE
A. INSCRIPTION AU REGISTRE DES FRANÇAIS ETABLIS HORS DE FRANCE
B. INTERVENTION CONSULAIRE
II. LA COMMUNAUTE FRANÇAISE
A. REPRESENTATION UFE AU BRESIL
B. AUTRES COMMUNAUTES FRANÇAISES LOCALES
C. CONTACTS AVEC LA FRANCE
D. AUTRES ASSOCIATIONS BRESILIENNES
III. SANTE
A. ENVIRONNEMENT ET SYSTEME DE SOINS
B. PRESTATAIRES DE SOINS
IV. COUT DE LA VIE
A. LOGEMENT
B. ALIMENTATION, RESTAURATION
C. AUTRES PRODUITS DE CONSOMMATION COURANTE
D. EQUIPEMENT MENAGER
E. EMPLOYES DE MAISON
F. VEHICULES
G. LOISIRS, SORTIES ET AUTRES CHARGES
H. ESTIMATION D’UN BUDGET GLOBAL
V. VOS RELATIONS BANCAIRES
RENTRER EN FRANCE
1ERE ETAPE : S'INFORMER AVANT SON RETOUR EN FRANCE
A. PREPARER SON DEMENAGEMENT
B. CHERCHER UN LOGEMENT EN FRANCE
C. RADIATION IMMATRICULAIRE
D. IMPORTATION DES ANIMAUX DE COMPAGNIE
E. REINSCRIPTION SCOLAIRE EN FRANCE
2EME ETAPE : DE RETOUR EN FRANCE
A. RECHERCHE D’UN EMPLOI ET VALIDATION DES DIPLOMES
B. BILAN DE SANTE FAMILIAL
C. REPRISE DE CONTACT AVEC LES ORGANISMES SOCIAUX
D. DEMARCHES ADMINISTRATIVES ET FISCALES
E. AUTRES DEMARCHES
F. REPRESENTATIONS UFE EN FRANCE
EXPERIENCES D'EXPATRIES AU BRESIL
REMERCIEMENTS
PARTENAIRES
EXTRAIT DU LIVRE - Témoignage de Cédric :
Cedric, la trentaine, photographe en couple avec une brésilienne dans une ville du Maranhao, Barra do Corda, une petite fille plus le fils de sa femme qu’il a pris en charge. Il gère une ONG dans l’intérieur de l’état dans un village appelé Santa Vitoria où il a créé une petite école au fond de la forêt pour les enfants non encore scolarisés.
S’expatrier, vivre ailleurs que dans son pays d’origine c’est forcément faire des efforts.
Nous rêvons tous de voyages, d’expériences nouvelles, nous rêvons de découvrir de nouveaux paysages, de faire des rencontres passionnantes. Ensuite, nous aimons en rentrant chez nous ce plaisir de montrer nos plus jolis clichés à tous nos proches. Mais l’affaire se corse lorsqu’il s’agit de vivre au pays de ses photos souvenir. S’adapter demande de la patience et de l’observation. Se sentir chez soi, c’est comprendre un peu mieux les personnes et la culture où nous vivons.
Lorsque pour des raisons professionnelles j’ai découvert le Brésil, je suis auteur-réalisateur vidéo, je n’imaginais pas à quel point cela aurait changé ma petite vie tranquille. Il faut dire que je suis parti seul dans une région perdue entre l’Amazonie et le Nordeste. Cela n’avait rien du Brésil carte postale que je connaissais ! …Mais je ne l’ai plus quitté.
Depuis 1999 jusqu’à mon installation très récente, je passais entre cinq semaines et 4 mois par an dans ces régions sauvages, ces forêts interminables, ces petits villages cachés loin des villes, loin de la civilisation, où il n’y a parfois pas d’eau, pas d’électricité, jamais de médecin.
Je ne le faisais pas comme on fait une cure ou une expérience facile, je le faisais plutôt comme un apprentissage. Apprendre de ces forêts qui ne sont pas monotones et apprendre surtout de son peuple. C’est l’histoire d’une rencontre. Celle-ci commence véritablement lorsque l’on prend conscience que nos différences nous rapprochent et ne sont finalement pas si grandes : nous pleurons pour les mêmes peines comme nous avons les mêmes besoins de rire, d’aimer, de nous émerveiller.
Aujourd’hui, j’ai créé une petite école dans la forêt, à quatre heures de route tortueuse et impraticable de la première ville où, d’ailleurs, nous habitons ma femme brésilienne et nos deux enfants.
Cette école permet à des enfants, entre autres, d’apprendre à lire et à écrire. Le respect de l’autre, l’éveil moteur ou l’hygiène sont parties intégrantes du programme. Pourquoi les enfants défavorisés et éloignés de tout n’auraient pas le même droit à l’éducation ?
Notre travail est aussi de renforcer le lien social à travers la santé. Les enfants sont pris en charge en cas d’urgence et les familles sont suivies pour des conseils santé ou en ce qui concerne les différentes formes de prévention.
Je suis le seul français de Barra do Corda, la ville où nous vivons à 4h du petit village Santa Vitoria dans la forêt où se trouve l’école . Je crois bien d’ailleurs qu’aucun Français n’y avait jamais habité ni, qui sait, jamais mis les pieds ! Mais je rassure tous les lecteurs, je n’ai pas le syndrome Christophe Colomb ou Pedro Cabral.
Le Brésil est rongé par la violence causée par le clivage presque palpable entre les gens fortunés et les gens très pauvres. Mais le Brésil est un pays pacifiste. Un des seuls pays d’Amérique Latine qui ne baigne pas dans les révolutions ou les guerres civiles. Ceci donne un croquis psychologique du type brésilien, calme, un peu paresseux, fataliste, qui profite des bonnes choses et évite les problèmes.
Ce pays est sans haine raciale de part son histoire où le mélange des races est culturelle.
Bien évidemment la France me manque. Je cite pèle mêle sa cuisine, sa vie artistique, son organisation, le dynamisme de ses habitants, son administration. Nous nous plaignons beaucoup chez nous car trop souvent nous ne connaissons pas ce qui se fait ou se qui se passe ailleurs.
Mon expérience est bien évidemment particulière. Lorsque l’on choisit cette vie, on ne part pas la fleur au fusil ! Nous savons que pendant les deux ou trois années qui nous séparent d’un éventuel retour (ce n’est pas une vie que l’on prévoit sur du long terme) nous allons devoir faire de nombreux sacrifices. Il faut se créer de nouveaux repères, s’inventer de nouveaux loisirs, avoir conscience de ce que l’on peut faire ou ne pas faire. Ce n’est pas la peine d’essayer d’imposer son rythme, sa façon de travailler ou de transposer ses règles de vie partout où l’on va et particulièrement dans ce genre de lieu. Je pense qu’il est nécessaire de comprendre leur culture, leur mode de vie, il est vital de se fondre parmi eux et de se faire accepter. Nous avons tellement à apprendre. Lorsque l’on aura mérité et reçu leur confiance, il sera alors possible, en toute modestie, de leur apporter nos idées, nos points de vue.
En ce qui concerne notre petite école (pour laquelle j’ai créé l’ Association « Santa Vitoria », Loi de 1901, en France qui vie grâce aux des dons et aux parrainages de particuliers) je me retrouve à devoir diriger pour la première fois une équipe composée d’une directrice, d’institutrices et d’assistantes qui font toutes partie du village. Je ne peux en aucune façon imaginer suivre uniquement mon rythme, avec mes méthodes et ma façon de voir les choses. Cela parfois, je l’avoue, me fait piquer de grosses colères…tout seul de retour chez moi ! Mais je me rends vite compte que l’équipe comme moi finissons par apprendre beaucoup l’un de l’autre et nos projets avancent quand même.
Une dernière suggestion pour ceux qui s’expatrieraient au Brésil : préparez correctement votre argumentaire footballistique pro-français si vous ne voulez pas que l’on vous casse les pieds sans arrêt avec les cinq coupes du monde gagnées par le Brésil !
S’expatrier c’est décidemment faire des efforts ...
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