Vous avez travaillé et cotisé en France puis vous vous êtes installé dans un pays étranger. Le temps a passé, vous travaillez dans ce pays depuis une période plus ou moins longue et vous avez tendance à oublier vos retraites françaises. Vous passez peut-être à côté d’opportunités.
Que vous soyez expatrié depuis longtemps ou depuis peu, 6 conseils pour optimiser vos retraites françaises.

CONSEIL N°1 : N’ATTENDEZ PAS D’ARRÊTER VOS ACTIVITÉS POUR LIQUIDER VOS RETRAITES FRANÇAISES

En France, l’âge d’ouverture des droits à la retraite est aujourd’hui de 62 ans. Vous êtes né en 1955, vous pouvez percevoir vos retraites françaises dès 2017.
Même si vous continuez à travailler dans votre pays d’accueil, vous avez le droit de demander votre retraite française dès le 1er jour du mois qui suit votre date anniversaire.
Le fait de continuer à travailler et à cotiser localement ne vous empêche nullement de le faire. Certes le texte relatif au cumul des retraites françaises avec une activité professionnelle demande de liquider l’ensemble de ses retraites françaises et étrangères. Mais ce texte concerne le cumul des retraites avec des revenus du travail en France. Il ne s’applique pas au cumul avec des revenus d’activité professionnelle à l’étranger.

CONSEIL N°2 : NE SOUS-ESTIMEZ PAS LA DATE À LAQUELLE VOUS AVEZ DROIT À UNE RETRAITE AU TAUX PLEIN

Vous avez peu cotisé en France. Craignant de subir une minoration pour carrière incomplète, vous ne demandez pas vos retraites françaises.
Si votre pays d’accueil a signé une convention de sécurité sociale avec la France, les trimestres acquis grâce à vos cotisations auprès du régime de retraite de ce pays seront retenus pour le calcul du droit au taux plein. N’oubliez pas d’en tenir compte.
Messieurs, pensez également à ajouter d’éventuels trimestres de service militaire. Mesdames vous pourrez, quant à vous, ajouter à la durée de carrière, 8 trimestres par enfant. 
 
Faites le compte : si vous avez 62 ans, il est peut-être déjà temps de demander vos retraites. Attendre vous ferait perdre de l’argent.

CONSEIL N°3 : NE VOUS FORCEZ PAS À ATTENDRE LE TAUX PLEIN SI LA MINORATION EST FAIBLE

Votre pays d’accueil n’a pas signé de convention bilatérale avec la France ou vous n’avez pas repris d’activité localement ou vous avez travaillé dans plusieurs pays étrangers et vous êtes donc sous le coup de la règle de non-cumul des conventions.
Vous n’aurez pas droit à une retraite au taux plein dès 62 ans. Mais avez-vous mesuré l’impact de la minoration liée à cette carrière incomplète ? Il vaut parfois mieux toucher moins mais plus longtemps qu’attendre pour « viser » le taux plein.

CONSEIL N°4 : N’OUBLIEZ PAS LES POSSIBILITÉS DE DÉPART ANTICIPÉ POUR CARRIÈRE LONGUE

Vous avez commencé à travailler jeune. Avoir démarré jeune pour la sécurité sociale française se mesure par les 5 trimestres acquis avant la fin de l’année civile de vos 20 ans (4 trimestres seulement si vous êtes né entre octobre et décembre). Si vous n’avez pas cessé de cotiser depuis et si ces trimestres sont tous pris en compte, il se peut que vous ayez le droit de profiter de votre retraite dès 60 ans. Là encore le fait de travailler dans votre pays d’accueil  ne vous empêchera pas de percevoir vos retraites françaises.

CONSEIL N°5 : NE NÉGLIGEZ PAS TROP VITE LA COTISATION VOLONTAIRE À LA CFE

Vous cotisez dans un pays qui a signé une convention de sécurité sociale avec la France donc vous ne vous posez pas la question de cotiser de façon volontaire en France. 
Et « de toute façon, c’est trop cher » ! Vérifiez quand même. 
 
En y réfléchissant bien, vous trouverez peut-être que les 1 740 € (barème 2017 pour un trimestre) investis présentent un bon rendement et que la signature de l’État français n’est pas si mauvaise. Vous engrangerez des trimestres qui seront considérés comme cotisés et vous améliorerez le salaire de référence sur la base duquel la retraite de la sécurité sociale sera calculée.

CONSEIL N°6 : NE NÉGLIGEZ PAS LA RETRAITE DE VOTRE CONJOINT

Votre conjoint vous a suivi à l’étranger et il n’a pas encore retrouvé de job. Là encore, la cotisation volontaire à la CFE est à étudier. Pour 870 € par trimestre (en 2017), le conjoint qui n’exerce pas d’activité professionnelle, pourra continuer à cotiser pour sa retraite française s’il a relevé d’un régime français d’assurance maladie pendant au moins 5 ans et s’il se consacre à l’éducation d’au moins un enfant à charge de moins de 20 ans.
 
 
 
Partenaire de l'UFE depuis 2009, Novelvy Retraite accompagne les expatriés sur tous les aspects de leur dossier de retraite tant en cours de carrière qu'au moment de l’obtention des pensions.
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