Entre histoire et tradition, parlons Champagne !

George Sand disait, « Le champagne aide à l’émerveillement. » mais connaissez-vous bien ce vin ? Damien Terrière, Directeur BtoB de la Maison Louis Roederer, répond à nos questions sur ce symbole de l’excellence française.

Quelles sont les qualités qui distinguent un bon, voire un grand Champagne d’un autre plus commun ?

Damien Terrière : Outre la finesse de la bulle, un grand champagne se caractérise par le juste équilibre entre l’acidité, la structure et la vinosité. La concentration et la complexité des arômes permettent aux amateurs d’en distinguer la subtilité et l’élégance. Notre Cristal 2008 ajoute à ces qualités l’expression d’un terroir d’exception qui se traduit par une étoffe et une précision inscrivant 2008 parmi les grands millésimes du siècle.
 

Le Champagne est intimement associé à la fête, aux événements exceptionnels. Qu’est-ce qui, selon vous, explique cette corrélation ?

Damien Terrière : Lorsqu’en 496, le baptême de Clovis se tient à Reims, il ouvre la voie à une longue tradition de sacres royaux qui ; s’achèvera par celui de Charles X en 1825 en la cathédrale de Reims. Ces festivités étaient l’occasion de rassembler toute la noblesse autour de banquets arrosés de vins de Champagne. Au fil du temps, le champagne séduit l’aristocratie et les gens fortunés. La Maison Louis Roederer, en créant pour le Tsar de Russie Alexandre II, la première cuvée de prestige, Cristal, perpétua cette tradition. Le champagne passe progressivement de l’image de « vins des Rois » à celle de vin de fête.

La production du Champagne porte le nom de la région dont il est issu. Est-il possible d’envisager sa culture sur d’autres terroirs de France ou d’ailleurs ?

Damien Terrière : Vin d’Appellation d’Origine Contrôlée, issu d’un terroir strictement délimité, le champagne est le fruit de la combinaison d’un sol spécifique s’exprimant sous un climat particulier grâce à un savoir- faire historique. En ce sens on peut affirmer qu’« il n’est de champagne que de Champagne ».

Compte tenu des soins apportés à l’élaboration du Champagne, Pensez-vous que celui qui est dégusté aujourd’hui ressemble réellement au Champagne tel qu’il fut conçu à ses origines à la fin du XVIIème siècle ? 

Damien Terrière : Le champagne a considérablement évolué au fil des siècles. Le passage d’un vin tranquille à un vin mousseux fut un long processus parfois compliqué. Durant longtemps on ne maîtrisa pas la pression à l’intérieur des bouteilles. Par ailleurs le champagne était infiniment plus sucré qu’il ne l’est aujourd’hui. Ainsi même vers la fin du XIXe siècle, en 1876, la première cuvée de Cristal était dosée à 151 g de sucre par litre, l’équivalent d’un vin liquoreux. Aujourd’hui, les champagnes sont de moins en moins sucrés. La Maison Louis Roederer a même une cuvée sans sucre élaborée depuis 2006, Brut Nature. Cette évolution permet au champagne de devenir, au-delà d’un vin de fête, un vin de gastronomie.

Le succès du Champagne est international, sur le plan commercial, reste-t-il des destinations à développer, où ce vin n’aurait pas encore la même notoriété ?

Damien Terrière : Si la notoriété du champagne a désormais atteint les confins du globe, il reste effectivement des marchés à développer. Il nous est ainsi toujours agréable de faire découvrir nos vins à de nouveaux amateurs, même si nos cuvées sont aujourd’hui présentes dans plus de 100 pays dans le monde.
 
Offre spéciale réservée aux membres de l’UFE, vous bénéficiez toute l’année de tarifs préférentiels sur la gamme de vins et champagne de la Maison Louis Roederer. 
 

J’en profite 

 
Extrait de notre magazine La Voix de France Décembre 2018
Nos thématiques