UFE Monde

Voyage à l’Eau de rose, la meilleure au monde, celle de Kashan

Le 19 octobre au petit matin, nous avions rendez-vous  devant la mission économique de l’Ambassade de France.

Partis sur la route menant d’abord vers Qom, le « vatican » du schiisme, nous nous sommes arrêtés pour prendre un copieux petit-déjeuner à l’iranien… omelettes en trois versions, saucisses… tomates, concombres…

 

La traversée du desert s'est terminée à 10h et nous sommes arrivés enfin à Kashan ;  nous avons commencé la visite avec la maison des Broujerdi, suivie de celle des Tabatabi placée dans la meme rue. Ces demeures sont des merveilles architecturales du fin du 18 ieme siécle, typiques de cette ville ; les plafonts sont souvent troués, pour laisser passer l’air et évacuer l’air chaud.

 

La mosquée de « Agha Bozorg », le grand Maitre, avec sa haute coupole, ouverte des quatre cotés aux quatres vents fait plutot penser à  un Arc-de-triomphe islamique ; et il y a toujours un Madrassa avec une cour centrale reliant les différentes piéces, placé à un niveau inferieur, creusé dans la cour plus grande la mosquée. Les visiteurs au rez-de-chaussé peuvent ainsi observer de haut le Madrassa en pleine activité.

 

Arrivés devant l’entrée de Bagh Fine, dans une rue poussiéreuse et bondée de gens et de voitures, nous avons découverts un jardin empli de raffinements et beautés, avec des canaux et des fontaines, parcourant le jardin de tous cotés, où verse l’eau des montagnes arides avoisinantes.   

 

Apres le déjeuner, nous sommes partis pour Ghamsar, village-jardin  isolé au milieu de des montagnes imposantes. Une cascade brillante tombe dans une petit bassin deux cents métres plus bas. M. Pirouz nous a accueilli dans son magasin traditionnel ; des bouteilles aux étiquettes différentes sont partout ; on sent des odeurs d’herbes qu’on ne reconnaît pas. M. Pirouz nous a expliqué comment sont fabriquées dans son village depuis des centaines d’années des essences d’herbes à usage medicinal, l’essence de l’ Eau de rose n’étant que la plus connue à l’etranger. Les essences proviennent le plus souvent des herbes sauvages trouvées dans les montagnes.
 

La route du retour nous a semblé un peu longue, mais les lumiéres des monuments religieux sur la route, entourées du noir du desert qui les isolaient, paraissaient incarner l’espoir que toute religion promet à ses fidéles. 

 

 

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