La législation pour travailler en Italie

Les citoyens de l’Union européenne n’ont pas besoin d’obtenir un permis de travail pour travailler en Italie. Il est en revanche nécessaire de demander un « codice fiscale » auprès de l’Agenzia delle Entrate pour pouvoir travailler en Italie.

Le temps de travail est de 40 heures par semaine et les congés sont de 26 jours ouvrables. Le contrat de travail n’est pas une obligation légale : une simple lettre d’embauche sur papier à en-tête de la société avec toutes les informations légales suffit. Doivent être précisés : nom, prénom, résidence et codice fiscale du travailleur, type de contrat (CDI, CDD avec durée précise…), CCNL de référence, qualification d’embauche suivant le CCNL de référence, salaire brut (mensuel en précisant le nombre de mensualité ou annuel), date d’embauche. L’employeur doit obligatoirement procéder à l’enregistrement auprès des services de la Province, de l’INPS (sécurité sociale) et de l’INAIL (accidents du travail). Il n'y a pas de salaire minimum fixé par la loi en Italie. Le montant des revenus se base sur des conventions collectives de travail nationales.

Si vous envisagez de travailler en Italie, sachez qu'une réforme du travail de 2015 a changé le CDI : les nouveaux salariés en CDI ont une garantie à l'emploi progressive liée à leur ancienneté dans l'entreprise ; désormais, il y a un barème d'indemnités progressives auquel le juge doit faire référence dans le cas de licenciements illégitimes ; au nouveau CDI est associée une mesure de réduction considérable des cotisations patronales. Le CDI devient un contrat de travail moins cher pour l'employeur par rapport aux autres contrats.

Quels secteurs sont porteurs d’emploi en Italie ?

L’Italie forme de plus en plus et de mieux en mieux ses jeunes qui entrent sur le marché du travail. Ainsi, lorsqu'ils se tournent vers des profils francophones, les recruteurs recherchent plutôt des commerciaux, des administratifs (assistantes de direction) et des financiers (comptable, contrôleur de gestion, responsables administratifs…).

L’Italie cherche aussi des ouvriers spécialisés. Huit régions du Centre et du Nord (Lombardie, Piémont, Vénétie, Vallée d’Aoste, Trentin Haut-Adige, Emilie-Romagne, Bologna, Modena, Marches et Toscane) regroupent les principaux foyers de croissance industrielle du pays, c'est donc là qu'il faut se tourner pour prospecter. Ne négligez pas les régions frontalières italiennes, qui offrent de réelles opportunités pour ceux qui cherchent à travailler en Italie.

Les principaux secteurs d'emploi sont les métiers de bouche (boulanger, pâtissier), l'informatique, le commerce, l'enseignement et le secrétariat. Et comme partout ailleurs, des ingénieurs et des techniciens sont également recherchés.

Consultez également notre rubrique "Trouver un emploi en Italie".

 
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