Voici ce que la réforme des retraites a changé depuis le 1er janvier 2015 :

 

Vous pouvez toujours, sous certaines conditions, percevoir une retraite tout en continuant à travailler. Mais la loi du 20 janvier 2014 opère désormais un distinguo.

Pour les salariés partis en retraite avant 2015

Le salarié qui a liquidé sa pension de retraite avant 2015 n’est pas obligé de mettre fin à ses activités professionnelles pour bénéficier de sa pension. De plus, ses activités professionnelles lui permettent encore de se constituer de nouveaux droits à la retraite.

Si, du fait de sa reprise d’activité, ses revenus (y compris sa pension) dépassent 160 % du Smic ou de son dernier salaire, il doit en informer la ou les caisses compétentes et les pensions retraites sont suspendues.

S’il exerce une activité relevant d’un autre régime, il bénéficie toujours du cumul emploi-retraite inter-régimes. C’est à-dire qu’il peut demander le versement de pensions relevant d’un régime de retraite tout en exerçant une activité relevant d’un autre régime. Par exemple, un salarié peut toucher sa retraite du régime général et exercer une activité libérale, commerciale ou artisanale tout en acquérant de nouveaux droits pour lesquels il cotise sans plafond ni réglementation.

Pour les salariés partis en retraite à partir du 1er janvier 2015

Le cumul emploi-retraite est toujours possible, mais à des conditions plus restrictives.

Depuis le 1er janvier, l’assuré doit avoir cessé toute activité professionnelle pour obtenir le versement de sa retraite. Certaines sont tout de même autorisées : artistes auteurs, consultations occasionnelles, certaines activités juridictionnelles, activités à faible revenu.

Il peut reprendre ensuite la même activité, mais elle ne créera plus de nouveaux droits à la retraite, comme c’est le cas pour ceux qui sont partis à la retraite jusqu’à fin 2014. Il reste cependant redevable des mêmes cotisations que les autres employés (y compris retraite et chômage).

L’assuré peut donc cumuler sa retraite en totalité avec des revenus d’activité. sous certaines conditions.

  • S’il a atteint l’âge du taux plein (entre 65 et 67 ans selon sa date de naissance) ou atteint l’âge légal du départ à la retraite (entre 60 et 62 ans) et validé tous ses trimestres pour percevoir une pension à taux plein.
  • Et s’il a liquidé ses retraites à taux plein dans tous les régimes (base ou complémentaire),

français et étrangers.
Attention toutefois, la somme des revenus d’activités (tous régimes confondus) et des retraites (de base et complémentaires) ne doit pas dépasser un certain plafond :

  • 1,6 fois le Smic, soit 2 332,03 € au 1er janvier 2015
  • le montant du dernier salaire perçu avant la liquidation des pensions.
  • le salaire moyen des dix dernières années pour lesquelles le salarié a cotisé au régime complémentaire (Agirc, Arrco).

Si le plafond est dépassé, la pension est réduite à due concurrence du dépassement et non plus suspendue.

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