Ancien Sénateur des Français de l'Etranger, membre de l'UFE depuis 1962. Il est décédé le jeudi 30 octobre 2014.

 

Les obsèques se tiendront dans la plus stricte intimité.

Le mercredi 12 novembre à 19h15 une messe sera célébrée en l’église de Notre Dame de Grâce de Passy, 10 rue de l’Annonciation, 75016 Paris.

Page du Sénat sur Xavier de Villepin
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Décédé le 30 octobre 2014

Hommage de Joëlle Garriaud-Maylam :

Immense tristesse cet après-midi en apprenant le décès de Xavier de Villepin, mon prédécesseur au Sénat, un homme pour lequel j’avais une estime, un respect et une admiration profonde, un homme qui a toujours été pour moi une référence morale, un exemple de travail, de modestie et de désintéressement mais aussi un très, très grand ami.

Xavier de Villepin avait l’amour de la France chevillé au corps, une France pour laquelle il s’était engagé en résistance à 18 ans et dont il cherchait sans cesse à accroître le rayonnement international. C’était aussi un expat, un vrai, qui avait parcouru le monde, depuis sa naissance à Bruxelles, un stage à Glasgow où ses parents l’avaient envoyé se perfectionner en anglais tout en travaillant dans une usine, jusqu’à Harvard après ses études à HEC, puis l’Algérie, l’Australie, le Maroc, le Venezuela, l’Italie où il avait occupé des postes de direction pour Saint-Gobain.

Passionné par les problématiques liées à la présence française à l’étranger, Xavier de Villepin s’était engagé dès 1960 au sein de l’Union des Français de l’étranger (UFE). En 1964 élu « Président de la Colonie Française » du Venezuela, il accueille le Général de Gaulle à Caracas.

Président de l’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie françaises à l’étranger (UCCIFE) il est nommé membre du Conseil supérieur des Français de l’étranger, et devient en 1986 Sénateur UDF des Français de l’étranger, membre du groupe de l’Union Centriste.

En 1993, il est élu président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat mais quitte cette présidence qui lui était très chère en 2002 lorsque son fils Dominique devient ministre des affaires étrangères. Personne ne le lui avait demandé, mais il jugeait plus éthique et responsable d’agir ainsi, afin de ne pas gêner son fils et éviter tout soupçon de conflit d’intérêt.

Dans un souci d’efficacité et de rassemblement des forces du centre et de la droite, il devait quitter la même année le groupe centriste pour l’UMP qui venait d’être fondée. 

Xavier de Villepin était un homme exceptionnel, dont la puissance de travail, la passion et la connaissance des problématiques de défense et des relations internationales, toute en profondeur, en finesse et en discernement faisaient l’admiration de tous. Très attaché à sa famille « ce qu’il y a finalement de plus important au monde » me disait-il souvent, à son épouse Yvonne dont le départ en mars 2004 l’avait beaucoup affecté, à ses enfants et petits-enfants, il était toujours très respectueux et attentif aux autres. Un vrai grand Monsieur.

Il s’est éteint en douceur, au retour d’une promenade dans le jardin de sa maison de l’Yonne. Il avait 88 ans.

Il était Officier de la Legion d’Honneur, Officier de l’Ordre national du Mérite et détenait nombre de hautes décorations étrangères (Brésil, Chili, Paraguay, Bolivie, Argentine, Burkina Faso)
A ses trois enfants, Dominique, Véronique et Patrick, à tous ses petits-enfants dont il était si fier, j’adresse mes condoléances les plus attristées.

Xavier de Villepin sera enterré dans la plus stricte intimité familiale mais une messe sera célébrée en l’église Notre Dame de Grâce de Passy, 10 rue de l’annonciation (75016) le 12 novembre à 19h15.

Message de Gérard Larcher dans l'hémicycle du Sénat cet après-midi :

Mes chers collègues,

J’ai le très grand regret de vous faire part du décès de notre ancien collègue Xavier de Villepin, qui fut sénateur des Français établis hors de France, de 1986 à 2004.

Comme vous le savez, le président Xavier de Villepin a consacré toute sa vie au rayonnement international de la France, d’abord dans sa vie professionnelle où il exerça d’importantes responsabilités industrielles, puis dans son parcours politique et parlementaire au service de la Nation.

Après avoir défendu la francophonie et la place du français dans le monde au sein de l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française, il fut un président très respecté et très apprécié de notre Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

Chacun se souvient de ses analyses géopolitiques lumineuses et de ses initiatives qui transcendaient les clivages politiques.

Président du groupe de l’Union centriste au Sénat, il contribua également au rassemblement des diverses sensibilités politiques de la famille à laquelle il appartenait.

Comme sénateur et comme collègue, il était reconnu pour sa sagesse, son aménité, son esprit brillant et la grande hauteur de vue qui était la sienne.

À cet instant, j’ai une pensée pour sa famille et, notamment, pour ses trois enfants, que je sais partagée par le Sénat tout entier.”

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