Le 30 juin 2015, le conseil d’administration de l’UFE confirmait ma nomination de coordinateur pour l’ensemble des pays de la 7ème circonscription des Français de l’étranger (Allemagne, Autriche, Europe centrale, orientale et balkanique).

L’objet de cette mission est de coordonner l’action et le développement des représentations  dans le contexte de relance des activités de l’UFE dans cette zone du monde qui compte plus de 300.000 Français inscrits au registre.

En 8 mois, j’ai fait 26 déplacements qui m’ont conduit dans 12 des 16 pays de la circonscription, le voyage dans les quatre derniers étant prévu au mois de juin prochain. Chaque déplacement a donné lieu naturellement à des rencontres avec les UFE existantes mais aussi à des prises de contact avec les différentes personnes, structures, institutions permettant d’appréhender la réalité de la vie quotidienne de nos compatriotes dans les villes ou pays concernés. Ces échanges ont déjà permis de mettre ou de remettre sur les rails de nouvelles sections à Prague, Vienne ou Belgrade mais aussi de conseiller les sections existantes qui se sentent légitimement parfois un peu seules face à la diminution du nombre et  au vieillissement de leurs membres ou à la concurrence d’autres structures associatives ou plus simplement des réseaux sociaux.

Ces rencontres m’ont inspiré un livre « France-Allemagne : relancer le moteur de l’Europe » que j’ai co-écrit avec Stephan Martens, recteur honoraire, professeur de civilisation allemande à l’Université de Cergy-Pontoise.
L’Allemagne rassemble 77% des Français de la zone, mais son influence est forte en Europe centrale, orientale et balkanique. Surtout, mes interlocuteurs où qu’ils soient sont préoccupés de l’avenir du projet européen qui passe inévitablement par le tandem franco-allemand.
Cet essai se veut un rappel de l’histoire commune de ce couple improbable, condamné à s’entendre pour le bien de l’Europe mais aussi et surtout il lance des pistes pour améliorer les relations mises à mal ces dernières années entre nos deux pays.

Prochains déplacements et  conférences de Philippe Gustin

France-Allemagne. Relancer le moteur de l’Europe

L’amitié entre la France et l’Allemagne n’a pas toujours été une évidence. Le partenariat franco-allemand n’a pas été l’expression d’une attraction irrésistible et réciproque spontanée, mais une nécessité et un choix rationnel.

Aujourd’hui, le « couple franco-allemand » est une donnée fondamentale de l’Union européenne (UE), dans le sens où il est, et a toujours été, une force d’entraînement en Europe. Si ses détracteurs lui reprochent de ne plus être adapté à la modernité et de créer autant de problèmes qu’il ne prétend en régler, c’est qu’en vérité l’Europe élargie est en crise et en proie aux incertitudes.

Ainsi, tout comme dans les années difficiles de l’après-guerre ou celles qui ont suivi la chute du Rideau de fer et l’unification allemande, le tandem franco-allemand doit retrouver une dynamique propre au profit de l’Europe, car il s’agit désormais d’éviter le délitement de l’Union et la fin d’une certaine idée européenne.

Mais le pire n’est pas fatal si les responsables français et allemands savent se montrer politiques, plus que politiciens.

 

Sans langue de bois, cet essai, qui n’a pas la prétention d’être exhaustif, veut réaffirmer la nécessité d’un lien fort entre les peuples français et allemand au bénéfice d’une Europe prospère et pacifique.

Philippe Gustin en quelques mots...

Philippe GUSTIN, 55 ans, a commencé sa carrière comme enseignant en Allemagne. Il a ensuite été en poste en Hongrie comme directeur des cours de l'Institut français de Budapest.

Titulaire d'un doctorat en histoire sociale (1991), il passe le concours d'entrée à l'Ecole nationale d'administration après un séjour à Vienne où il exerce les fonctions d'attaché culturel près l'ambassade de France en Autriche.
À la sortie de l'ENA (2001), il opte pour le corps préfectoral et occupe plusieurs postes en territoriale et en centrale, en France métropolitaine et outre-mer. En 2007, il rejoint le cabinet de Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture, puis ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et devient en outre, en 2008, directeur adjoint de cabinet de Luc Chatel, secrétaire d'État à l'industrie. Nommé préfet en mai 2009, il suit Luc Chatel, nommé ministre de l'Éducation nationale en tant que directeur de cabinet.
Il est ambassadeur de France en Roumanie (2012/14). Depuis avril 2015, il est directeur de cabinet du Président et directeur général des services du département de l'Eure.

 

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