Début 2015, contre toute attente, les taux de crédit immobilier, pourtant très bas, ont continué à baisser. Cette situation a contribué à favoriser un boom des prêts bancaires. Depuis mai, les taux ont légèrement rebondi de 0,05 à 0,30% selon les établissements et les régions. La question est sensible pour les Français, car 98,6% des prêts à l’habitat en France sont réalisés à taux fixe.

 

Que faut-il en penser ?

En préambule, il faut savoir que les taux proposés par les banques dépendent de nombreux facteurs, comme leur bilan, leur stratégie commerciale, l’économie et la politique monétaire.

La fin de l’euphorie baissière a plusieurs causes :

  • La remontée récente des taux auxquels emprunte l’Etat français et l’obligation assimilable du trésor à 10 ans qui dépendent notamment des marchés.
  • De nombreuses banques, en avance sur leurs objectifs d’engagement, lèveraient légèrement le pied. Depuis début 2015, la production de crédits immobilier, portée par les taux bas et le dynamisme de la demande, a bondi de 43%.
  • Les banques souhaitent privilégier les acquéreurs, tandis que leurs back office sont encombrés de dossier de rachat de crédits anciens.

Une hausse encore indolore

Pour un prêt de 200.000€ sur 15 ans avec un taux de 2% en avril, passé à 2,20% en juin, la hausse de la mensualité s’élève à moins de 19 € par mois (+1,4%), pas de quoi a priori effrayer le banquier sur votre solvabilité.

Les taux restent « historiquement bas ». De plus, les « bons profils » restent toujours très recherchés.

Que faire en cas de flambée des taux ?

Cette hypothèse n’est pas privilégiée par les économistes, même si les taux devraient monter progressivement aux Etats-Unis. En outre, la Grèce inquiète les marchés. A long terme, les récents communiqués du comité de Bâle concernant la gestion du risque de taux par les banques pourraient les encourager à augmenter leurs marges sur les taux fixes ou même à s’orienter d’avantage vers un modèle anglo-saxon à taux variable.

Une poursuite de la hausse des taux immobiliers bloquerait les renégociations de crédit

Pour les acquéreurs et les investisseurs, une hausse du coût du crédit pourrait être partiellement compensée par une baisse du prix des actifs immobiliers, du fait d’une éventuelle contraction des transactions. Ceux qui bénéficient d’un apport significatif ne devraient pas trop souffrir.

Enfin, gardez un œil sur l’assurance-emprunteur, sur son coût et les couvertures offertes.

La perspective d’une remontée des taux tend actuellement à accélérer les demandes de renégociation et de rachat de crédit.

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