Un rapport du ministère des finances fait observer que l’exil fiscal est de plus en plus préoccupant, avec pour conséquence un lourd manque à gagner pour les caisses de l’État. Plus inquiétant encore, ceux qui partent pour échapper à l’impôt sont de plus en plus jeunes et de plus en plus riches. Et quand ils sont plus âgés – les retraités -, ils sont aussi plus riches.

Le constat est rude : près de 75 % des exilés fiscaux actuels ont moins de 40 ans. Ce sont des jeunes aux profils prometteurs, souvent envoyés à l’étranger par leur entreprise. Le phénomène a pris de l’ampleur en Asie et à Londres qui voient de plus en plus de Frenchies poser leur valise.

Pour les retraités, le ministère des finances pointe un nouvel eldorado de plus en plus prisé depuis trois ans : le Portugal. En exonérant d’impôt pendant 10 ans ceux qui résident au moins six mois sur leur territoire, les Portugais ont réussi un joli coup. Le nombre de dossiers en attente serait passé de 252 par an en moyenne en 2012 à plus de 2 000 actuellement…

Mais l’alerte ne s’arrête pas là. Car si, en 2012, les retraités qui choisissaient l’exil payaient en moyenne 3 948 euros d’impôt sur le revenu, ceux qui partent aujourd’hui en paient 64,3 % de plus, soit 6 489 euros par an.

En 2012, 251 Français aux revenus annuels supérieurs à 300 000 euros s’étaient exilés. En 2013, ce chiffre a bondi, avec 659 départs.

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